"Il ne lui en fallait pas plus pour commencer sa nouvelle route. Elle avait acquit une autre forme de force et d’assurance. Cela rendait à ses atours tous les honneurs que l’on pouvait attendre d’une telle lignée. Son pas était franc et le bruit des talons claquait sur le pavé encore humide, le regard droit elle allait au-devant de son sort. Il était assez rare d’assister à un tel spectacle dans un monde, ou du moins un lieu qui était devenu si laid, si puant. Cette forme dénotait avec l’environnement, tel un clair obscure, elle portait sa lumière. Rien d’agressif mais au contraire de doux quoique si vous la fixiez sous certains angles, la lumière était une forme de violence. Chaque être à ses parties de secret, et celle-ci ne dérogeait en aucun cas à la règle. Mais ce n’est pas à moi de vous conter cette partie de son histoire. Non, mon rôle en tant que chroniqueur, d’ultime témoin est de vous compter le moment qui la mena comme ses ancêtres sur l’estrade de l’échafaud. A ceci près que si pour certains ce fut pour des histoires de religion puis de privilège, elle le fit pour l’amour de l’art. La déchéance d’une famille, des convictions qualifiées d’illusoires ou d’idoles sur chaque siècles diront nous."
Camille Raja ou la petite sœur qui contait la vie de son aînée.







